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L’eau : indispensable à la vie, aux écosystèmes et à l’économie

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Eau turquoise avec des bulles dans un océan bleu ou un lagon avec des vagues douces et montrant un courant marin
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PRESSE? En résumé:
L’eau présente sur terre suit un cycle – évaporation, condensation, précipitation, écoulement et retour à l’océan – qui est perturbé par les activités de l’Homme, fortes consommatrices de cette ressource naturelle. L’eau est indispensable à la vie humaine, à l’agriculture, aux écosystèmes, à l’industrie et à de nombreux autres aspects de notre société moderne. Le prix de l’eau ne reflète pas sa véritable valeur, car il ne couvre que les coûts de fonctionnement, tandis que sa valeur réelle est évaluée selon cinq axes interdépendants, incluant ses sources, ses services socio-économiques, et ses aspects récréatifs et culturels.

Introduction

L’eau est au cœur de la vie sur Terre et donc du développement durable. Elle est essentielle au développement des êtres vivants, qu’ils soient issus du règne microbien, végétal ou animal. Par conséquent, la santé des écosystèmes et la survie de l’humanité en dépendent complètement. Elle est par ailleurs indissociable du monde socio-économique, de la production d’énergie et celle d’aliments. Et ce, dans une logique de double matérialité, c’est-à-dire qu’elle représente à la fois une ressource utilisée pour l’activité humaine et une partie prenante qui en subit les effets. L’eau est également au cœur de l’adaptation aux changements climatiques – lien crucial entre la société et l’environnement.

Petite histoire de l’eau

L’eau constitue une ressource naturelle sans laquelle la vie n’aurait pu apparaître sur notre planète. D’ailleurs, rappelons que la Terre est surnommée la planète bleue reflétant les 3 milliards de milliards de tonnes d’eau correspondant à 70 % de sa surface. Son origine reste encore discutée par les scientifiques à ce jour et nous pouvons en retenir sa présence sous ses trois état: gazeux, liquide et solide. Ceci est important pour comprendre sa disponibilité.

Cycle de l’eau

Le cycle hydrologique est un phénomène naturel décrivant le parcours entre les grands réservoirs d’eau, qu’elle soit liquide, solide ou sous forme de vapeur (gazeuse) présents sur Terre. Les océans, l’atmosphère, les lacs, les cours d’eau, les nappes d’eaux souterraines et les glaciers constituent ces réservoirs. Le cycle fonctionne notamment grâce à l’énergie solaire qui va permettre le changement d’état de l’eau.
1 – L’évaporation. Première étape du cycle hydrologique, transforme l’eau de l’état liquide à l’état gazeux, essentiellement au niveau des océans, grâce à la chaleur du soleil et aux gaz présents dans l’atmosphère. Certains facteurs favorisent l’évaporation de l’eau, comme le vent qui disperse la vapeur d’eau, et la multiplication des cours d’eau. 
2 – La transpiration des plantes. Celles-ci pompent l’eau (liquide) de la terre par leurs racines et la relâchent en partie dans l’atmosphère (eau gazeuse). 
3 – La condensation de la vapeur d’eau (eau gazeuse), par refroidissement de la vapeur d’eau, forme les nuages et au sol forme la rosée (petites gouttelettes ) ou le givre.
4 – Les précipitations (eau liquide sous forme de pluie) : lorsque les gouttelettes d’eau des nuages deviennent trop pesantes, elles s’écoulent sous formes de gouttes, de neige ou de grêle, en fonction de la météo. 
5 – Le ruissellement concerne l’eau qui tombe sur terre, qui est ensuite absorbée par les plantes ou ruisselle dans les roches. Dans ce cas, elle rejoint un cours d’eau – ruisseau, rivière, lac, fleuve – puis la mer ou l’océan… alimentant ainsi le cycle de l’eau.
6 – L’infiltration, c’est l’eau qui pénètre dans le sol. Des cours d’eau souterrains peuvent même se former. C’est grâce à l’infiltration que les racines des plantes pompent l’eau dont elles ont besoin. 
7 – La circulation souterraine est la filtration naturelle de l’eau par les roches à l’intérieur du sol. Soit elle rejoint un cours d’eau, soit elle forme nappe phréatique.
L’Office Français de la Biodiversité (OFB) a réalisé des fiches très didactiques sur l’eau qui permettent de rappeler l’essentiel de façon simple et le site Eau et biodiversité apporte également des compléments d’information.

Grand cycle hydrologique: évaporation, transpiration, condensation, précipitation, infiltration, écoulement souterrain, écoulement de surface. Source: www.eauetbiodiversite.fr

L’Homme perturbe le cycle de l’eau

Les variations saisonnières dans les réservoirs d’eau de la planète dépendent en majorité des activités humaines. Le cycle naturel de l’eau expliqué précédemment doit permettre des phases d’emplissage des lacs et réservoirs. Or l’influence de l’Homme, qui concerne notamment l’artificialisation des réservoirs, perturbe le cycle.
En mars 2021, une équipe de chercheurs de l’Université de Stanford a en effet démontré dans une étude parue dans Nature l’omniprésente influence humaine. Cette étude très large, constate une différence importante entre la variabilité annuelle du niveau des lacs naturels et ceux gérés humainement.
Grâce au satellite ICESat-2 lancé par la NASA en 2018, équipé d’un altimètre laser, les variations d’altitude de plus de 227.386 bassins naturels ou artificialisés (lacs, glaciers, banquises ou étendues d’eau) ont été mesurées pendant près de deux ans. L’étude conclut que 57 % de la variabilité comptabilisée dépend directement des bassins artificialisés, qui ne représentent pourtant que 3,9 % des bassins considérés. La variabilité saisonnière des stocks d’eau dépend même à 100 % des humains dans certaines régions comme la Californie. La variabilité saisonnière mondiale dépend donc principalement d’une minorité de lacs artificialisés, avec des conséquences importantes pour les écosystèmes en aval de ces bassins.
On parle d’une artificialisation du cycle de l’eau. L’anthropisation des écosystèmes pompe les réserves souterraines que sont les nappes phréatiques, ou modifie le débit des cours d’eau par des lacs artificiels destinés à la production d’électricité, l’irrigation des cultures ou l’alimentation en eau des zones urbaines. En conséquence, cela entraine des problèmes pour les écosystèmes qui dépendent de ces réservoirs d’eau. 
Enfin, le dérèglement climatique, principalement d’origine humaine, altère aussi le cycle de l’eau, mais il est encore difficile d’en prévoir concrètement les conséquences.

Résumé : L’eau présente sur terre suit un cycle – évaporation, condensation, précipitation, écoulement et retour à l’océan – qui est perturbé par les activités de l’Homme, fortes consommatrices de cette ressource naturelle.

Les fonctions de l’eau

Indispensable à la formation et au maintien de la vie sur Terre, l’eau joue un rôle essentiel dans de nombreux aspects. Voici quelques-unes de ses fonctions principales :
Vie humaine : L’eau est essentielle à la survie humaine. Nous en avons besoin pour boire, cuisiner, nous laver et maintenir notre hygiène personnelle. Nous pouvons donc lier l’eau aux Objectifs de Développement Durable de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ODD 3 et ODD 6.
Agriculture : L’eau est cruciale pour l’arrosage et l’irrigation des cultures. Sans un approvisionnement adéquat en eau, il serait impossible de cultiver des aliments en quantités suffisantes pour nourrir la population mondiale. Elle est donc liée à l’ODD 15.
Écosystèmes : Les écosystèmes dépendent de l’eau pour maintenir leur équilibre. Les rivières, les lacs, les océans et les zones humides abritent une biodiversité importante qui nécessite de l’eau pour survivre. Pour conserver les écosystèmes et la biodiversité, l’eau est donc au coeur des ODD14 et ODD 15.
Industrie : De nombreuses industries utilisent l’eau comme matière première ou comme moyen de refroidissement dans leurs processus de production. L’eau est donc indissociable de l’ODD 9.
Transport : L’eau est un mode de transport crucial pour le commerce mondial. Les navires transportent des marchandises à travers les océans, facilitant le commerce international. L’eau est donc nécessaire aux ODD 8 et ODD 12.
Production d’énergie : L’eau est utilisée pour produire de l’énergie hydroélectrique dans les centrales hydroélectriques, ainsi que pour le refroidissement dans les centrales thermiques. L’eau est partie intégrante de l’ODD 7.
En résumé, l’eau est indispensable à la vie humaine, aux écosystèmes naturels, à l’agriculture, à l’industrie et à de nombreux autres aspects de notre société moderne.

La valeur de l’eau

Dans le cas précis de l’eau, il n’existe aucune relation claire entre son prix et sa valeur. Lorsque l’eau est tarifée, c’est son utilisation qui est facturée aux usagers, son prix est destiné à recouvrir des coûts de fonctionnement et ne reflète en aucun cas la valeur fournie.
Le Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau (2021) recense des approches suivant cinq axes interdépendants évaluant la valeur :
1. des sources d’eau, des ressources en eau et des écosystèmes in situ ;
des infrastructures de stockage, de distribution, de réutilisation ou d’augmentation de l’approvisionnement en eau ;
2. des services d’eau (approvisionnement en eau potable, assainissement et aspects sanitaires afférents) ;
3. de l’eau en tant qu’agent de la production et de l’activité socio-économique, notamment dans les domaines de l’alimentation et de l’agriculture, de l’énergie et de l’industrie, du commerce et de l’emploi ;
4. de ses attributs récréatifs, culturels et spirituels: socio-culturelle de l’eau.

Résumé : L’eau est indispensable à la vie humaine, à l’agriculture, aux écosystèmes, à l’industrie et à de nombreux autres aspects de notre société moderne. Le prix de l’eau ne reflète pas sa véritable valeur, car il ne couvre que les coûts de fonctionnement, tandis que sa valeur réelle est évaluée selon cinq axes interdépendants, incluant ses sources, ses services socio-économiques, et ses aspects récréatifs et culturels.

Conclusion

Pour conclure, l’eau revêt donc différents aspects, tous aussi essentiels pour diverses raisons, à travers les âges et les cultures. Il est cependant indéniable que l’eau est au coeur de la vie sur Terre et doit impérativement être centrale dans toutes les réflexions géostratégiques et prospectivistes que nous menons. Et ce, quelle que soit l’échelle: individuelle, nationale, supranationale. L’eau constitue le bien commun le plus cher (sans jeu de mot) dont nous disposons. Elle est le fil conducteur de la majorité des articles de ce blog.

Canal d’irrigation de cultures et de pâturages dans une vallée avec des montagnes au printemps, avec un ciel bleu sans nuage et des conifères.
Copyright: Unsplash / philip-swinburn

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